
Charline Poullain
Elle est tombée dans le bain en Russie. Après avoir pas mal traîné ses guêtres du côté de la Néva et de la Moscova, Charline est revenue en France pour travailler dans le tourisme. Mais écrire s’imposait… Après un long passage en presse quotidienne régionale (groupe Ebra), retour à ses premières amours, en se lançant comme journaliste pigiste pour des publications axées sur le tourisme (comme en presse pro chez Tourisme & Transports de voyageurs) et les mobilités. Et quelles mobilités ! Souvent sur les chemins de rando pour le magazine Balades. Toujours dispo pour aller découvrir un GR, tester un hébergement accroché aux branches ou partir en escapade écolo chic pour Luxe’Nyou. Reportage, ITW, photos, vidéos, réseaux sociaux… Tout y passe. Car en slowtourisme, le terrain de jeu se réinvente à chaque tournant.
Titulaire de la carte de presse depuis 20 ans, Charline reste très AJT, puisque membre de l’Association des journalistes du tourisme et de celle des journalistes de Toulouse.
Une belle façade blanche aux grandes fenêtres vous accueille. Une fois que vous aurez poussé la porte, il est très probable que l’on vous propose une part de cake maison ou un rafraîchissement. Comme lorsque vous arrivez chez des proches ! « Petit » plus ici, dans le 14e arrondissement de Paris, il y a un jardin, et, au fond, une passerelle qui mène à une… cabane. D’où le nom de cet établissement, voilà... Et elle est très chic, cette cabane ! Faite de bois clair et made in France, elle abrite notamment une douche à l’italienne (avec luminothérapie !) et un évier en pierre foncée. Après une nuit là-dedans, vous allez juste vouloir rester là, zen, dans le jardin... Et à coup sûr de prendre un verre ou votre p'tit-déj' sur la terrasse arborée ! Les 42 autres chambres de ce boutique-hôtel ne sont pas mal non plus ! Assez lumineuses, puisque leurs fenêtres donnent pour la plupart sur le jardin, elles sont décorées de tons doux, souvent avec un pan de mur bleu. Dans les salons, vous allez avoir très envie de vous asseoir sur les canapés, là, juste sous les cadres qui ornent les murs blancs. Et sans doute de saisir un des ouvrages qui vous tendent les mains sur les étagères en bois. À moins que vous ne préfériez passer au bar ? A vous le choix !
Prêts pour un séjour arty dans la ville rose ? Dès la réception, vous allez en prendre plein les yeux. Ici, le hall a tout du hall d’expositions. Si, si ! Sous un grand lustre contemporain, fauteuils et canapés design vous accueillent, entre les sculptures colorées et les peintures underground d’artistes locaux. Le tout rehaussé par une grande glace, comme pour mieux renvoyer l’effet. C’est tout l’esprit du lieu, son slogan : « Un hôtel pas comme les autres ». Dans ce 4 étoiles, chacune des 19 chambres est une œuvre d’art. Et pour cause : elles ont été pensées par un artiste à qui on a laissé carte blanche. Chacune a son univers : la junior suite "M. Patrick" a des murs hauts en couleurs (car Monsieur Patrick, peintre de son état, puise son inspiration dans les cartoons) ; la catégorie Arty affiche des murs orangés rougeoyants, très street art ; d’autres jouent sur le noir et blanc… Bref, une expérience inédite, tournée vers l’art contemporain et classique. Quant aux terrasses, elles donnent sur la Garonne, le pont Neuf qui l’enjambe, et, sur la rive opposée, l’Hôtel-Dieu et le dôme de la Grave — le chouchou des Toulousains, le monument le plus photographié ! On vous le dit sans détour : c’est l’une des plus belles vues de Toulouse.
Dans la collection des hôtels Monsieur, chacun sa personnalité et son adresse, son lieu qui lui ressemble. Comme une famille ou une bande de copains qu’on irait visiter à tour de rôle, aux quatre coins de Paris ! Monsieur Aristide, le dernier né, c'est le plus bohème de tous. Avec son âme d’artiste, il ne pouvait élire domicile qu’à Montmartre ! Rue Aristide Bruant, qui plus est. La gouaille du poète n’est jamais loin dans le quartier. C’est pourquoi des instruments de musique sont laissés çà et là pour les voyageurs musiciens dans cette maison hôtel, de même qu’un juke-box. La déco ? Elle est faite d’objets chinés dans les brocantes parisiennes, mélangeant les styles et les époques dans les 25 chambres au style néanmoins épuré. Le tout signé par l’architecte d’intérieur Marion Collard. On kiffe aussi la posture green friendly de Monsieur Aristide, avec des panneaux photovoltaïques, une cuve pour les eaux de pluie, des matériaux de récup’… Et, comble du luxe aux Abbesses, l’adresse dispose d’un petit jardin (sur lequel donnent les terrasses des chambres). Le top pour boire un verre ou dîner à toute heure de la journée. La vie de bohème !